L’enfer du décor

Dans l’enfer d’un décor qui s’opère dans la peur

Je suis la nuit qui prend part à l’orgie,

Un road movie vitriol dernier Cree

Dans la mer à l’aurore je surprends les rotors

Qui malaxent les corps dans l’ivresse d’un naufrage, sans otages

Dans le clair de dune sur ma hune d’infortune,

Je contemple les liasses de vos dividendes

Arbre à came et pervenches sur une ligne blanche

Vous comparaissez anonymes éthérés

Dans un défilé obscène de voracité, stylisée

Les étiages charrient les remords d’une promesse atrophiée

Un chant de Maldoror oublié des gynécées

Le calendrier de l’aven dans le vent des moraines

Coche les âmes en lambeaux chaloupés

Sur ma chaire de prude et ma prime insouciance,

Je projette mes cendres sur vos bougainvillée

Enfiévrer les instances, les rotures oubliées

De l’autel aux remords je réduis le silence

En volutes éventrées, embrumées

Les étiages charrient les remords d’une promesse atrophiée

Un chant de Maldoror oublié des gynécées

Le calendrier de l’aven dans le vent des moraines

Coche les âmes en lambeaux chaloupés

Dans l’enfer du décor,

Je joue en matamore,

Places rouges, ligne blanche

Trois romances pour un détour