Salem Hall

Salem Hall in La Magic Box

La Magic Box donne ses impressions sur Salem Hall, le dernier album des Ryners

Ryner Club Family Dead, groupe de rock français originaire de Dijon, déjà auteur d’un premier EP (Neuroleptique blues) en 2014, présente son nouveau petite bébé, un EP 6 titres, baptisé Salem Hall.

Conservant les influences qui ont façonné leur son (de Noir Désir à Bashung en passant, conscient ou inconscient, par leurs voisins franc-Comtois, Thiefaine ou Saez), les Ryner Club Family Dead ont poursuivi leur chemin et se sont attelés à l’écriture et à l’enregistrement de leur nouveau disque, qu’on devine, dès la première écoute, bourré d’ambitions.

Ce nouvel EP porte le doux nom de Salem Hall (c/f certainement à Bashung/Johnny Cash, Samuel Hall) et débute sur Dernière valise avant perdition (résonnant cette fois avec Dernière station avant l’autoroute). Une façon comme une autre de poser ses petits cailloux blancs sur les chemins cabossés du Rock’n’Roll… Au delà des références, ce premier titre est bien en rythme, avec un refrain vite entêtant, comme il faut. Les guitares sont placés comme il faut. Le ton est hargneux et n’est pas sans rappeler les moments, rares, les plus Rock de Paul Personne, ou même de Dominique Sonic avant de se terminer sur une ritournelle style One Trip/One Noise façon Dies Irae. Une bien bonne entrée en matière, qui présage d’un disque ensorcelant, d’un bout à l’autre.

Et on ne s’y trompe pas. La suite de cet EP est dans la même veine, acoustique ou électrique, avec des textes ciselés par un vocabulaire riche, un brin alambiqué, mais loin d’une écriture automatique, autant en français qu’en anglais. Les rythmes sont variés, entre Rock et Folk, et souvent changeants. Les orchestrations simples, guitare/basse/batterie mêlent quelques lignes d’harmonica, à l’instar de Salem Hall ou de Nous sommes…, qui vous plonge dans un western moderne.

Là où – je crois – que Luke et Eiffel se sont plantés, les 5 besogneux de Ryner Club Family Dead pourraient bien surprendre leur monde et trouver une nouvelle voie au travers des méandres du Rock français. Il n’y a que 6 titres, mais attention, c’est du concentré ! Maintenant, vous êtes prévenus !

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