Paroles

 

Neuroleptique Blues
Salem Hall
L'Enfer du Décor

Neuroleptique Blues

Trop de pangolins , Cuirassés Versace
Plan de civières
Et pina cola da,
Trop de ripolin (et) de lèvres botoxées
Sortez la bière
Jéroboam pour vendetta (ah ah ah ah)
Le grand marché est à nos pieds
Renifle fort, ça va jaser
Renifle fort, ça va jaser

Ça va jaser
Débranche le calumet
Caresse ton âme damnée
Ça va jaser……………………………………………..2x

Trop de marsouins, gélifiés à l’excès,
Déhanché des altères
Au café du Dancefloor,
Trop de sonar et de tocsin
C’est l’heure de la rizière
Francis Ford et cætera
Le grand marché est à nos pieds
Renifle fort, ça va jaser
Renifle fort, ça va jaser

Ça va jaser
Débranche le calumet
Caresse ton âme damnée
Ça va jaser … 2x

Trop de pangolins cuirassés versace
S’enroulent de serpillières
Au sauna
Trop de marsouins gélifiés à l’excès
Suintant la javanaise
P4 tipiak épouse moi
Trop de vaches blanches
Dans les champs de pavots
Pas assez de veaux
Trop de vaches blanches
Dans les champs de pavots
Pas assez de veaux Pas assez de veaux
Le grand marché est à nos pieds
Renifle fort, ça va jaser

Ça va jaser
Débranche le calumet
Caresse ton âme damnée
Ça va jaser …

Sociétaire établi
Je swing et m’épaissis
Des zincs au diable Vauvert
Jamais en manque de bière
Je surfe et m’éblouit

Sociétaire établi
J’entretien mes réseaux
Vernissages et libido
Sueur gouaille paréo
Je flatte les esprits

Un jour, je me suis écarté du cercle
Du centre à la périphérie des riffs
Un jour, en court-circuit

Sociétaire anobli
Je signe et crucifie
Des missives nucléaires
Des pamphlets sédentaires
Mètre de cérémonie

Sociétaire anobli
J’aligne les sauf-conduits
Sur le marbre de ma Bugatti
Entre prises, névralgies
L’an proie au messie

Un jour, je me suis écarté du cercle
Du centre à la périphérie des riffs
Un jour, en court-circuit

Solitaire
Je me joue délivrance
Sur l’autel de la défiance
Je fuit une valkyrie

Solitaire ahuri
Je file et cotise
Au retrait de l’oubli
Figer l’hémorragie
J’me leurre dans les demi

Un jour, je me suis écarté du cercle
Du centre à la périphérie des riffs
Un jour, en court-circuit
En court circuit
En court circuit
En court circuit

Je suis le grand Vizir
Entrez dans mon délire
Cash, Myrrhe,  Panama
Gangsta rap calva dose
Montre-moi tes amygdales
Tu s’ras sur mon réseau social
Entre Federer et Béatrice Dalle
Prends place dans ma bacchanale

Médiacteur universel
Je suis le lien , je suis le lien
Médiacteur universel
Je suis le lien

Je suis le grand Strateger
Le 3ième  Gallagher
Trash, Tyr, Ganja
VRP Master  cadre
Rejoins ma communauté
Je  deal pour toi  la postérité
Last Chanel et groupe armé
Reprends du canard laqué

Médiacteur universel
Je suis le lien, je suis le lien
Médiacteur universel
Je suis le lien

Je suis le grand veneur
Entrez dans ma demeure
Mash, cire, mamba
Prends garde à toi
J’ traque les fléaux d’âmes
Pour mon open space sidéral
Corps de chase sur piédestal
Viens  rejoindre mon étal

Médiacteur universel
Je suis le lien, Je suis le lien,
Médiacteur universel
Je suis le lien

Je me noie dans mes envies, surannées
Succès damnés de siècles bissextiles
Où les reines se shootent à l’absinthe,
Quand tu craches tes aigreurs sur blanche chapelle

Je te vois dans mes clichés, dépravée
Vierge féline, auréolée de banderilles ;
Clavecin, opium sous les balcons javellisés
Où résonne mécanique l’ombre de Satie

Je pleure ma foi dans ta chair isolée
Croix damnée, champ stylisé de jonquilles
J’enquille des jarres de Moloko climatisé
Quand mon agonie passe au JT

Emprisonné dans mes émois arithmétiques
A la lueur du fanal, déshydraté
J’égrène l’ivresse de mes angoisses bucoliques
Dans le salpêtre de mon cerveau customisé.

Je t’imagine IRMAVEP en redingote
Sniffant mon karma à travers la camisole,
A la sortie des lucioles, tu bricoles
Indifférente et sourde aux bruits de bottes.

Je pleure ma foi dans ta chair isolée
Croix damnée, champ stylisé de jonquilles
J’enquille des jarres de Moloko climatisé
Quand mon agonie passe au JT

Vassal en quête de destrier bicéphale,
Dandy aux favoris de cathédrale
Je stigmatise mes vaines éraflures
Dans les draps limpides de ta gerçure

Je m’insinue, sangsue corrompue,
Dans les dédales de ton sourire paradoxal,
Baron perché, lord des rues ,
Je m’immole sur ton temple hadal

Je pleure ma foi dans ta chair isolée
Croix damnée, champ stylisé de jonquilles
J’enquille des jarres de Moloko climatisé
Quand mon agonie passe au JT

Strap on me Bobby Sands
Le doute en calendes
M’enivre de ta lande
Strap on me

Strap on me Bobby Sands
Strap on me Bobby Sands

La torpeur disjoncte
La chaleur de la fronde
Strap on me

Strap on me Bobby Sands
Strap on me Bobby Sands

It’s raining cop’s & chap’s
On the road of dryness (2x)

Strap on me Bobby Sands
Guinness désaccordées
Les dockers piratent la Criée
Strap on me

Strap on me Bobby Sands
Strap on me Bobby Sands

It’s raining cop’s & chap’s
On the road of dryness (2x)

Strap on me Bobby Sands
Face aux oukases
Je crache mes métastases
Strap on me

Strap on me Bobby Sands
Strap on me Bobby Sands

It’s raining cop’s & chap’s
On the road of dryness
It’s raining cop’s & chap’s
On the road of dryness
It’s raining cop’s & chap’s
On the road of dryness
It’s raining cop’s & chap’s
On the road of dryness
Strap me Bobby
Strap me

Révoltés du néant, Ils marchent
Fières chimères, Volontaires
Face au vent, Ils avancent
Noble cohorte, Incendiaire

Serre les dents, Les masses font face
Former les rangs, J’enlace la foule
Derviche hypnotique, je m’abandonne
Aux relents du grand soir
Listen to me, I have a dream
Narcoleptique, Dopé à l’eider, J’suis sommeil,
Listen to me, I have a dream,
Listen to me, I have a dream,

Fantassin arrogant, il se pavane
Cap’tain verroterie en goguette
Vétérans à prix coûtant,
Malabars griffés l’escortent

Sans estrades, tu vends tes strass,
Rolex power, la foule t’enlace,
Stratège cathodique, tu ponctionnes
Et sermonnes à l’envie,

Listen to me, I have a dream
Narcoleptique, Dopé à l’eider, J’suis sommeil,
Listen to me, I have a dream,
Listen to me, I have a dream,

Noch einer moloko, for the road
Noch einer moloko, for the road
Noch einer moloko, for the road
Noch einer moloko, for the roaaaaaaaaaaaaaaaad

Listen to me, I have a dream
Narcoleptique, Dopé à l’eider, J’suis sommeil,
Listen to me, I have a dream,
Listen to me, I have a dream,
Listen to me, I have a dream,
Listen to me, I have a dream,
Listen to me, I have a dream,
Listen to me, I have a dream,……….

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Salem Hall

Ma Ford mustang enquille les miles
Dernier sourire sur la ligne de faille
Entre plaine et Limailles, je déraille
Entre fièvres et limace, je m’entrailles,
Dernières valises avant perdition
Je ne suis qu’un transit
Dans votre compassion
Un fait d’hier sous les lampions

Demain j’attaque la canopée
Sur les pénates de ma trachée
Je suis dans le creux de ta hanche
Comme un tasseau sur la banche
Dernières valises avant perdition
Je ne suis qu’un transit
Dans votre compassion
Un fait d’hier sous les lampions

L’horloge suinte sur la plaine,
Et s’en vient dans le chas de mes veines
Le décor vacille sur mes pupilles
Le tiers étals en proie au horla
Dernières valises avant perdition
Je ne suis qu’un transit
Dans votre compassion
Un fait d’hier sous les lampions

Madrid – Paris- Johannesburg – Saint-André- le-Gaz
Je ne suis qu’un Fix inachevé
La cerne d’un dérapage médiatisé
Madrid – Berlin- Johannesburg – Saint-André- le-Gaz
Je ne suis qu’un fix

Crottin de chavignol, Sur lie de carmagnoles
Sancerre ’75, Livrez l’absinthe
Gandin Jacques , Sur la ligne verte

Solilesse de perdreaux, Sur son Château Margaux
Poitrines fumées , Riesling, Tokay
Lentilles du Puy, Sur Côte Rôtie

Florilège de boudin, Courts-pendus en écrin
Duras de Gay Lussac, Reuilly & Néac
Mona Lisa, Délivre-moi
Mona Lisa, Délivre-moi

Landru’s cooking ad lib

Brillat Mazarin, Fouchtra du larcin
Dom Pérignon, Mumm napoléon
Ergot Saint-Esprit, Affine-moi

Calice de dames blanches, Bonnezeaux délivrance
Nougats cannelés, Merry charnier
Mona Lisa, Délivre-moi
Mona Lisa, Délivre-moi

Landru’s cooking ad lib

Crottin de chavignol, Sur lie de carmagnoles
Sancerre ’75, Livrez l’absinthe
Gandin Jacques , Sur la ligne verte

Florilège de boudin, Courts-pendus en écrin
Duras de Gay Lussac, Reuilly & Néac
Mona Lisa, Délivre-moi
Mona Lisa, Délivre-moi

Cortex désabusé sur travois de fortune
Tu glisses vers (les plaines abyssales) l’abysse
D’un nirvana cataleptique
Primesautier et impudique
Embryon nostalgique de délires endémiques
Tu rejoues ta playlist
Ecriture automatique
Pour acide nucléique

My norm is James Coburn
Let’s go to schizophrenia

Maton cosmogonique de résurgences christiques
Tu cajoles tes cachots
Big bang cathodique
Versus libido
Ombre insolente au sommeil de l’errance
Ta dérive s’éternise
Entre voyance urbaine
Et scénographie cheyenne

My norm is James Coburn
Let’s go to schizophrenia

Cortex désabusé sur travois de fortune
Tu fixes vers l’abysse
D’un nirvana cataleptique
Cubique et systémique

My norm is James Coburn
Let’s go to schizophrenia

Deux corbeaux se saluent
Hypnose en overdose
Je te vois dans les failles
De mes nuits d’insomnies
Derviche psychédélique
Regard voilé de fin de soirée
Tu désertes la cène
Au profit des murènes.

Ouiaiiiiillle
Billy boy, Billy dry
Billy fly, Billy Die
Billy Slide (side) overdrive

Deux corbeaux me racontent
L’ivresse de tes jocondes
Bombes platines rollerisées
Fleurs de miel sugarisées
Gourou cosmogonique
Vontest dans l’oreillette
Tu couvres les larsen
Jarretelles en bandoulières.

Ouiaiiiiillle
Billy boy, Billy dry
Billy fly, Billy Die
Billy Slide (side) overdrive

Les corbeaux sont déchus
Etoiles vibrantes et ingénues
Je n’entend que la mitraille
Des ombres de la rue.
Derviche psychédélique
Du point d’O à l’Amiral
Tu planes sur l’ob-scène
De nos instants inachevés.

Ouiaiiiiillle
Billy boy, Billy dry
Billy fly, Billy Die
Billy Slide (side) overdrive

Cinq-Mars- la-Pile , Blazer, jabot, vinyl
Captons la lumière, Au-delà des ulcères.
Renards argentés , Costards lemmings élimés
Entrons dans l’arène Avec nos clefs à laine (haleine)

Levée de chapeaux, Azay-le- Rideau
Viscères en plein air Dans la clarté lunaire
Beauval le parc, suture à l’arc
Sortez vos sirènes, on rejoue la scène

Reiner Club Family Dead
Rising sun overhead
Not LED

On cartonne au napalm à Billy-Chevanne
Demain Gien, nous serons Mandarins
Faire tourner La Machine sous lidocaïne
Savourez demain les chroniques du Lorrain (Jean)

Reiner Club Family Dead
Rising sun overhead
Rising sun sit down
But always the sun
Always the sun

Nous sommes les témoins d’un rêve androgyne
Cuba libre  sur lie de vinyle
Une bordée de chimères
Nous chaloupe à l’amer
Nous sommes les témoins d’un rêve androgyne
 
Nous sommes les desseins d’une trêve sibylline
Pantins lubriques et fièvre chevaline
Un retard de revers
Nous replonge dans l’éther
Nous sommes les témoins d’une trêve sibylline
 
Nous sommes le larcin d’un remugle utérin
Sonde magnétique DS du forain
L’ivresse sédimentaire
Nous attache à l’hiver
Nous sommes le larcin d’un remugle utérin
 
Nous sommes les devises d’un monde peroxydé
Papiers froissés au chevet de l’excès
Solvables adultères
Nous dérivons à l’enfer
Nous sommes les devises d’un monde peroxydé
 
Nous sommes en quarantaine
Dans la classe moyenne
Mais en sommes
Nous sommes gangsters
A quand le Christ en revolver

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L'Enfer du Décor

J’ ai vu la violence de votre indifférence
Le peuple oublié à l’autel de vos sociétés
J’ai vu l’indifférence ériger des potences
Au nom de l’unité d’une sainte moralité
J’ai vu vos potences blocs de peurs d’ignorances
De votre pensée clinique qui censure les critiques
J’ai vu la sirène qui se perd dans la nuit
J’ai vu l’arène qui a ses nostalgies
J’ai vu les flammes observant là-bas
Vos incendiaires maquetter leurs galas
J’ai vu la haine structurer les ébats
J’ai vu ta foi, tes œillères et ma croix
Alors j’irais demain les poches crevées
Sur les grèves, les pavés dénoncer vos marchés
Ou la viande humaine est soldée à l’ancienne

J’ai vu la dissidence inaudible à l’audience
Broyée par les deniers du culte siliconé
J’ai vu votre audience programmée sans nuances
Parterre d’inféodés à vos charmes bien huilés
J’ai vu la nuance sur vos lèvres méprisantes
Vos discours cathodiques à l’avenant et cyniques
J’ai vu la sirène qui se perd dans la nuit
J’ai vu l’arène qui a ses nostalgies
J’ai vu les flammes observant là-bas
Vos incendiaires maquetter leurs galas
J’ai vu la haine structurer les ébats
J’ai vu ta foi, tes œillères et ma croix
Alors j’irais demain les poches crevées
Sur les grèves, les pavés dénoncer vos marchés
Ou la viande humaine est soldée à l’ancienne

Alors j’irai demain les poches crevées
Sur les grèves, les pavés dénoncer vos marchés
Où la viande humaine est soldée à l’ancienne

Tu peux mordre la poussière, crever d’absences solidaires
Tu peux te noyer dans les vers, creuser les bombes aurifères
Tu peux jouer les incendiaires, prophétiser l’hymne pervers
Jamais la nuit ne rompt l’oubli

Give me the light
When I try, I try to die

Tu peux vendre des âmes, 10% de réduc sans les larmes
Tu peux surfer sur les flammes, enlacer l’arbre à Came
Tu peux jouer les métro-normes en tenue de majordome
Jamais la nuit de rompt l’oubli

Give me the light
When I try, I try to die

Tu veux rejouer l’harmonica, caches poussières troublés d’éclats
Tu veux trinquer sur la Volga en file indienne vers Kolyma
Tu veux tchatter libre de droits une muselière au bout des doigts
Jamais la nuit ne rompt l’oubli

Give me the light
When I try, I try to die

When I was sixteen
In Sixty Nine
When I was sixteen
Memories

Je suis le lierre qui te gangrène
Chair après chair
Je suis le lierre qui te lacère
devant la glace, toi tu t’effaces
Le crâne à blanc, le regard vide
Tu tétanises sous les marquises
Pas d’overdub pour la nécrose
une seule prise pour les Assises

Je suis ta dose de métamorphose
Veine après veine
Je suis ta dose d’auto-hypnose
Dans le silence, de tes absences
Bavure de mod’s, sous psychotropes
Tu soliloques devant la glace
Pas d’overdub pour ta nécrose
Une seule prise pour les Assises

Je suis l’engeance de ta démence
Deuil après deuil
Je suis l’issue et la sentence
Face au collapse, tu sues l’angoisse
Echec et mat mon sociopathe
Tu ventriloques sous tes fantasmes
Pas d’overdub pour ta nécrose
Une seule prise pour les Assises

Je suis le lierre qui te gangrène
Chair après chair
Je suis le lierre qui te lacère
devant la glace, toi tu t’effaces
Le crâne à blanc, le regard vide
Tu tétanises sous les marquises
Pas d’overdub pour la nécrose
une seule prise pour les Assises

A l’aube où blanchit la campagne, 
les ténors répètent leurs solos,  
sur le tempo de vos ex voto 
A l’aube où blanchit la campagne, 
leader d’opium en mal de podium
ils t’invitent au delirium 

Les pavés de Venceslas 
Brûlent encore sans épitaphe
Oubli le Lexomil
Prends de la révolte

Sous l’aube quand blanchit la campagne, 
Prêchant dans le cortex de tes insomnies
ils suturent par le mépris 
les bavures de l’homélie 

Les pavés de Venceslas 
Brûlent encore sans épitaphe
Oubli le Lexomil
Et prends de la révolte

Bastilles Vichy, giclées sécuritaires 
Le champagne s’est occis 
Dans les vers, les chimères
les massages identitaires
Dès l’aube,
Frère d’âme Rémi Malik 
Remballe ton agonie 
La rue est à nous
Sans autre rendez-vous 

Les pavés de Venceslas 
Brûlent encore sans épitaphe

Je n’ai jamais voyagé au-delà de mes rêves
Foulé l’eldorado comme un Gaucho
Gare d’El Paso suant et dévot
Je flirte dans les estuaires
Icône mystique dilapidaire
Lamé de broquards et d’organdi
Je surveille mes baronnies

Pas de cambrure sans la fièvre
Levée des paupières
Pas de rature sans Molière

Je n’ai jamais voyagé au-delà de mes rêves
Prisé la terre, l’univers hors courant d’air
Dandy vernis au seuil du mépris
J’hypothèque vos lèvres
Vos charmes et vos crédits
Aux marchés fiduciaires
Je remugle et m’évanouis

Pas de cambrure sans la fièvre
Levée des paupières
Pas de rature sans Molière

Je n’ai jamais voyagé au-delà de mes rêves
Passé les frontières sans urticaire
Ombre faillitaire sur funiculaire
Je déserte les villes
Singe en hiver aux reflets d’Ether
Je m’efface en traînée de suie

Pas de cambrure sans la fièvre
Levée des paupières
Pas de rature sans Molière

Dans la chambre à coucher
Un lit à mémoire déformée
Draperie de velours amidonnée
Vous murmure l’éternité
Alanguie dans le boudoir
Vous défaillez sans le vouloir
Devant l’hôte en pâmoison
Qui exhibe sa venaison
Verse 2
Sur la table de chevet
En relique un viandier
Cerfs, rôts et sangliers
Les mains sales et la nausée
Dans la penderie, mon bel ami
Vous doutez de mon crédit
Mousselines et verroteries
Une vitrine avant l’orgie

Les larmes se consument dans l’incendie,
Au gré de votre folie,
Your name is Landru’s burning

Au point d’eau le cabinet
Belle marquise en son Belay
Parfum fleuri jardin d’hier
Vous vous mirez dans la psyché
Heureuse après ce long voyage
Sous le fard de la minaudière
Vous déclinez la nuit dévoilée
Sous le vol lourd des chimères
Verse 4
Sur l’office faïencé
Maître queux embourgeoisé
Bottines et barbe lustrées
Crée le charme à volupté
Nappe d’organdi d’orfèvrerie
Contre ténor en Rossini
L’absence s’absinthe
De vertes espérances

Dans le chablis la valériane
Goulée de songes
Libère les chairs
Vous opiacez la sauvagine
Chacun son style pour la rapine
Un soupçon d’éloquence
Une pincée de démence
Un canard l’audience…

Your name is burning

Comme des électrons libres sous une pluie de missiles
on défile en silence, c’est notre irrévérence
rien à battre de vos courbes, croissances et dividendes
nous la chair à pognon, on entre en rébellion

Comme des atomes crochus, pas perdus dans la rue
on défie vos ouvrages dans notre vague à bondage
rien à foutre de vos marbres de vos strass candélabres
nous les contrefaçons on joue à la maison

Quand montent les degrés
Colère de sang mêlé
On recrache
On recrache vos excès

Comme des cellules dormantes en attente de baisers
l’abolition des rentes est notre identité
ne laissons pas des cendres, de notables penser
nous l’armée diluvienne, on court sous vos persiennes

Quand montent les degrés
Colère de sang mêlé
On recrache
On recrache vos excès

Soy de sangre mesclada

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